Les médias au Maroc, dans toutes leurs composantes, vivent depuis quelques années une variation réelle de la manière d’être avec le citoyen marocain. Ce changement, on le doit en particulier à l’introduction des paraboles et de l’Internet dans les foyers. Ils ont ouvert une fenêtre sur le monde extérieur qui n’existait pas dans l’esprit dudit marocain, une fenêtre où existent d’autres mondes, d’autres personnes, d’autres mœurs & coutumes.
Et ce marocain regarde, s’intéresse, s’inquiète, se cherche, certains s’identifient même à l’image d’ailleurs. Parfois des malaises en surgissent qui expriment l’inquiétude face à cette différence et d’êtres différents. Le téléspectateur marocain va de plus en plus vers une image hybride, formée d’un peu d’ailleurs et d’un peu d’ici, avec le risque de voir un jour que de marocain à marocain, des contradictions s’installent. Mais dans cet ensemble d’images formant un complexe identitaire, la télévision a démontré par son pouvoir suprême qu’elle pouvait façonner l’humain à partir des images qu’elle lui donne. Et ainsi projeté ailleurs tout en restant chez lui ; le marocain se retrouve non plus avec une seule et même identité mais avec pleines d’identités, car chaque foyer crée le monde dans lequel il voudrait y vivre. Et dans la rue, on retrouve des marocains francophones, hispaniques, anglophones, arabophones, et religieux. Comment avec ces différentes « images » devant former une identité, on pourrait arriver à une « image » commune qui donnera une identité reconnue pour continuer à se comprendre et à tolérer l’autre. Le signe des différences identitaires s’observe par le vestimentaire, l’alimentaire, la manière de vivre, de raisonner, etc.; et de toutes ces images diffusées en continuent par les télévisions, pourrions nous dire que le miroir de chaque citoyen est la télévision qu’il regarde, lui offrant ainsi son symbole identitaire.